Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Henri Matisse

Un passage haut en couleur..

Henri Matisse a intensément contribué à l’aventure de l’art moderne, dès ses débuts, au même titre que son ami et rival Pablo Picasso. Vu comme un artiste coloré, étant roi du fauvisme, l’art de Matisse est basé sur la couleur, dans une recherche d’équilibre avec l’épure du trait. Il s’est attaché à certains thèmes récurrents, comme le mouvement du corps et la danse. Artiste majeur du XXe siècle, il a innové dans le domaine pictural et sculptural, mais aussi dans le dessin et le collage avec ses célèbres « papiers découpés ».

 

" La couleur ne nous a pas été donnée pour imiter la nature. Elle nous a été donnée pour que nous puissions exprimer nos émotions. " Henri Matisse, peintre, graveur et sculpteur français, a chamboulé les codes de la peinture. Leader du mouvement fauvisme ramène des couleurs dans la vie de l'art du XIXe et XXe siècles. Henri Matisse naît le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis, dans le Nord, fils d'un marchand et d'une mère peintre amateur.

Il faut savoir qu'Henri Matisse était destiné à devenir grainetier. Mais à cause de sa santé fragile, il ne pouvait pas manipuler de lourdes charges et la reprise de l’affaire familiale lui était donc impossible. Il entreprend alors des études de droit pour devenir clerc de notaire. À 20 ans, alors qu'il est alité après avoir été opéré d'une appendicite, il découvre le plaisir de s'exercer à la peinture. Tout en continuant ses études, il s'inscrit à un cours de dessin.

Henri Matisse peint son premier tableau, Nature morte avec des livres, en juin 1890.Il va vivre à Paris, et en 1895, il intègre les Beaux-Arts et étudie dans l'atelier de Gustave Moreau.

Henri Matisse

Côtoyant Paul Signac à partir de 1904, Matisse adopte les techniques pointillistes mais s'en éloigne progressivement. Ses toiles se composent alors de larges aplats de couleurs très vives. Matisse fait tendre ses représentations vers une simplification toujours plus radicale, qu'il qualifie lui-même "d'art d'équilibre, d'épure et de tranquillité".

En 1905, Matisse et un groupe d'artistes maintenant connu sous le nom « des Fauves » exposent ensemble dans une chambre au Salon d'Automne. Les couleurs pures, éclatantes et dominantes, posées en aplats sur ces toiles font scandale. Tout le monde reprochait à l’époque à Matisse d’utiliser des couleurs trop vives et pas appropriées pour ce qu’il fallait peindre.

Les peintures fauvistes expriment des émotions sauvages, souvent aux couleurs discordantes, sans tenir compte des couleurs naturelles du sujet. La peinture qui a été la cible d'attaques plus importante a été la Femme au chapeau de Matisse, qui a déplu à un tel point qu'elle est qualifiée de «pot de couleurs jeté à la face du public» ou encore de bricolages informes, des tâches de colorations crues jetées au petit bonheur». Cette œuvre est pourtant aujourd’hui mondialement reconnue. Tout le monde reprochait à l’époque à Matisse d’utiliser des couleurs trop vives et pas appropriées pour ce qu’il fallait peindre : qui aurait eu l’idée de représenter un visage en vert ?
 

 Cette dernière a été acheté par Gertrude et Leo Stein: cela a eu un effet très bénéfique sur Matisse, qui souffrait de démoralisation du à la mauvaise perception de son oeuvre.

Le peintre symboliste Gustave Moreau a été le professeur du mouvement fauviste, et il a fait beaucoup pour l'époque, pour un professeur à l'École des beaux-arts à Paris, Moreau a poussé ses élèves à penser en dehors des lignes de formalité et de suivre leurs visions.

                      

Henri Matisse, La femme au chapeau, 1905, peinture à l’huile, 80,65 x 59,69 cm, Musée d’art moderne, San Francisco, Etats-Uni

La femme au chapeau représente la femme du peintre. Cette dernière est cadrée au niveau de la poitrine, représentée assise, la tête tournée vers le spectateur. Habillée de façon bourgeoise, sa tête surmontée par un chapeau de toutes fleurs et fruits. Sa peau est d’un vert pastel et principalement dans les tons orangés, alors que sa chevelure est d’un rouge brique. Son regard noir est tendre, son visage semble calme et paisible.

L'ensemble du tableau est une explosion de couleur. On peut observer les ombres portées du chapeau et du nez sur le front et la joue de la femme. Le ton du tableau pastel et réjouissant. Le mode de représentation est simple, typique du fauvisme. Les couleurs sont ici très vives, elles sont utilisées telles quelles, sans transformation par mélange. Les touches colorés et rapides traduisent les émotions de l’artiste.

Le peintre ne veut pas décrire sa femme à travers cette œuvre, mais nous faire ressentir la manière dont il la perçoit. Il veut nous rendre compte de l’éclat qu’elle crée. Son visage neutre est ainsi que la femme est représentée en temps réel, tandis que les éclats de couleurs et la manière dont Henri Matisse visualise et idéalise sa femme. Il voulait en fait amener le public à reculer pour percevoir «l’effet» du tableau : par le choix des couleurs éclatantes, le peintre veut non pas décrire ce qu’il voit mais faire ressentir «l’éclat» de son épouse.

  En 1934, Matisse a créé l'une de ses oeuvres majeures La danse spécialement pour l'association avec le collectionneur d'art Sergei Chtchoukine, mise à l’honneur l’hiver dernier à la Fondation Louis Vuitton à Paris, qui lui demande également de réaliser La Musique. Deux compositions qui se répondent pour décorer sa demeure à Moscou. Le but étant de symboliser l’action, la passion, et la contemplation.

 Henri Matisse fit la Couverture d’Images à la sauvette par Henri Cartier-Bresson, éditions Verve, en 1952.

Henri Cartier-Bresson eut accès à de nombreuses personnalités, dont Henri Matisse. Son goût personnel pour les lettres, les arts ou la recherche et sa curiosité insatiable pour l’être humain le poussa à rencontrer. Et toujours dans la plus grande discrétion, « à la sauvette », avant que le modèle ne se fige, en silence.

 « Quand j’allais chez Matisse, je m’asseyais dans un coin, je ne bougeais pas, on ne se parlait pas. C’était comme si on n’existait pas. »

Il attend patiemment qu’un élément vienne perturber de manière instantanée le cadre auquel il a affaire. Henri Cartier-Bresson se fond dans le décor pour que l'image soit le plus naturelle possible et sur l'instant.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article